Ai-je tendance a remettre a plus tard?

Ai-je tendance a remettre a plus tard?

« Je le ferai plus tard… demain… un jour… pas eu le temps… trop compliqué… » Ces phrases vous disent quelque chose ?

Pourquoi certaines personnes remettent tout à plus tard?

Pourquoi ces mêmes personnes ressentent le besoin inexpliqué de se mettre en situation d’urgence pour avancer ?

Pourquoi attendre la dernière minute pour agir ? 

La devise serait donc:  « Ne fais pas aujourd’hui ce que tu peux faire demain »

Pourquoi toujours rechercher l’adrénaline quand nous pourrions faire les mêmes choses dans le calme et la sérénité ?

Il s’agit donc typiquement de ce qu’on appelle si singulièrement « la procrastination ». Me diriez vous que l’on a tous une tendance plus ou moins forte a remettre des taches a plus tard…. C’est vrai, mais pour la considérer comme un réel « trouble » cela va dépendre de la fréquence ou de l’excès du phénomène et l’impact que cela aura sur le quotidien.

Voici quelques points qui seraient parmi  les causes de cette procrastination (mais n’étant pas l’origine ,cette dernière se trouvera  plutôt dans l’enfance):

  • La peur du changement
  • La minimisation de l’importance et de l’urgence des taches a accomplir
  • Le désir de préserver l’estime de soi (de peur d’échouer)
  • Le perfectionnisme

 Le problème trouve sa source dans la volonté propre. Les personnes qui ont tendance à tout repousser manque de volonté propre.

De ce fait, ces dernières ne réagissent que  lorsqu’elles sont sous pression car elles y sont obligées  donc elles réagissent instinctivement et non par effort de volonté. La personne réagira quand elle n’aura plus le choix. Car en réalité elle ne parvient  pas a faire de choix. En revanche, lorsqu’elle se trouve une situation épineuse elle est dans l’urgence et donc réagit.

Il s’agit souvent de personnes ayant été couvées dans l’enfance. N’ayant pas eu l’occasion de sortir d’une situation moralement difficile, toute seule.

Il y a souvent  une peur puissante de découvrir une certaines vulnérabilité et ne pas être a la hauteur.

Certaines caractéristique de relations parents/enfants pourraient être aussi a l’origine de cette caractéristique, mais il se peut que cela soit aussi une association de plusieurs de celles-ci.

  • Il y a de ce fait la relation dite « sceptique » ou l’enfant est souvent rabaisse et a qui on ne porte pas beaucoup de crédit ou de confiance. L’enfant se sent alors incapable et perd de l’estime de lui même. Pour lui la prise de décision et le passage a l’acte est traduit comme un test. Il préfère donc repousser l’ échéance a plus tard pour ne pas affronter cette épreuve.
  •  La relation que l’on peut qualifier de « dominante » ou les parents décident du moindre fait et geste de l’enfant. Meme le choix de ce qu’il aime ou pas, lui est retire. L’enfant développe ainsi une résistance passive en repoussant les taches a plus tard. Car en n’agissant pas il aura l’impression  d’avoir la possibilité de faire ses propres choix , même si cela aura des effets néfastes sur lui même.
  • La relation « tyrannique » qui demande a l’enfant d’être toujours le meilleur, parfait avec des blâmes ou des critiques s’ il n’y arrive pas. L’enfant préfère donc ne pas agir pour ne pas échouer ou encore décevoir.
  • La relation de « distance » ou l’enfant a souffert d’un manque d’attention de la part de ses parents, et se dit qu’il n’a pas d’importance. Ainsi il perd de l’intérêt pour tout et procrastine car rien ne le motive vraiment.
  • La relation « couvert » ou l’enfant qui, au moment d’une crise ou d’un moment de tristesse, a en face de lui un parent qui s’empresse de l’apaiser et de le consoler pour ne pas le voir souffrir. Cet enfant aura du mal  a se construire correctement et a affronter  la vie car pour cela un enfant a besoin de se relever seul de ces moments difficiles. C’est ainsi qu’il deviendra autonome et indépendant. N’ayant pas eu cette occasion l’enfant devenu adulte ne saura pas affronter la vie de lui-même. Il se laissera porter et inconsciemment attendra qu’on le sorte des situations difficiles a gérer pour lui ,exactement comme il avait été habitue enfant. Or, étant donne qu’adulte il est bien rare qu’une tierce personne  intervienne, il sera bien force de réagir. Seulement il n’en sera capable qu’en dernière minute sous le coup de la pression. Il n’aura donc pas eu besoin d’activer sa volonté propre. Ces mêmes personnes s’ennuient lorsqu’il n’y a pas de pressions et recherchent les moments ou elles pourront libérer de l’adrénaline. Parce qu’il n’y a que de cette façon qu’elles se sentent vivantes. Toujours dans le même état d’esprit, elles ont tendance à tout dramatiser même les situations les plus banales. Comme dans le cas ou un enfant a de la fièvre elles pensent tout de suite au pire. Toujours pour se sentir vibrer donc vivant.

Comment se sortir de ce cycle infernal ?

C’est un long processus, qui demande en premier lieu  une prise de conscience et la volonté de  vouloir  changer. Ensuite un  entrainement  quotidien à l’action immédiate.

Tout doucement arriver a ce que l’adrénaline ne soit pas la motivation première des actions. S’habituer à se relever seul des situations difficiles.

S’obliger à faire des choix et a agir même lorsque ça peut attendre. Comme par exemple,  payer une facture en temps et en heure sans attendre la dernière minute. Toutes sortes d’exemples nous permettant  de nous confronter a la vie en faisant des choix sans utiliser l’ instinct de survie…

Voici quelques techniques pour pouvoir réellement s’en sortir.

  • Décomposer les taches ou projet en micro objectifs simples et immédiats.
  • Bien réfléchir au temps qu’une tache ou un projet exige avant de s’ engager auprès d’autrui.
  • Se donner un engagement positif  des taches ou projets et en en parlant un maximum autour de soi et même en donnant une date limite. Cela  motivera a tenir parole devant les résolutions prises et  motivera a les réaliser.
  • Se donner la possibilité de repousser une chose qu’une seule fois en cas grande nécessité mais jamais deux.
  • Faites le bilan du temps qu’a pris chaque tache.
  • Éliminer toutes croyances limitantes qui pourrait inhiber une action .
  • Faire le bilan des bénéfices ou des pertes lorsque la tache n’a pas été accomplit.
  • Se couper de tout parasites qui pourrait vous perturber lors de la mise en action (journaux, tele, téléphones, internet, mail, radio, etc…)
  • Multiplier par deux le temps que vous avez allouer a une tache de façon a ne pas être déçu ou de frustre de ne pas l’avoir termine.
  • Faire un compte a rebours a partir de la date butoir et non l’inverse pour terminer la tache.
  • S’offrir une récompense lorsque vous réussissez.

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